43 velay vitrail "le verre dans tous ses éclats"

Bienvenue sur mon site 43 Velay vitrail, bonne visite.

Ci-dessous le lien pour visiter mon film pédagogique réalisé par les BTS Audiovisuel du GRETA du Puy-en-Velay.

 

Un vitrail chez vous ?

C'est possible, je vous propose la création de pièces uniques, études et devis personnalisés. Ainsi que de la restauration de vitraux classés ou privés, mais aussi vous le verrez un peu plus loin dans le site, de la formation loisir.

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Donnez vie à vos envies en vous offrant un vitrail intégré à vos fenêtres, portes vitrées, portes de placards ou pour séparer deux pièces. Les possibilités sont nombreuses. 

Vous avez aussi la possibilité de participer aux cours afin d'apprendre les techniques du vitrail que se soit le Vitrail Traditionnel, le Fusing, le Tiffany, la Grisaille et les Émaux.

Après avoir fait un premier stage pour apprendre la technique de base pour le vitrail traditionnel, vous pouvez soit poursuivre dans le traditionnel, ou-bien, apprendre d'autres techniques citées ci-dessus.

Une fois que vous maîtrisez vos outils, nous pouvons étudier vos projets et vous réalisez vos propres vitraux sous la vigilance de l'artisan vitrailliste à l'atelier.

Le vitrail était connu dès l’Antiquité, à Byzance, à Rome, à Ravenne et en Gaule, mais c’est seulement à l’époque romane que la technique de cet art s’est fixée et que son usage s’est répandu. Les premiers vitraux peints proviennent d’Allemagne (de Lorsch, dans la Hesse, et de Magdebourg) et semblent dater du IX, Xe siècle. A peu près à la même époque, il existait des vitraux en Champagne et en Bourgogne.

A partir de l’an 1100, commence une période faste pour le vitrail. Les premiers ateliers s’installent à Chartres. Puis l’abbé Suger dote la basilique Saint-Denis, premier édifice gothique, d’une parure de vitraux. Un moine Rhénan, Théophile, rédige un ouvrage sur l’art du vitrail qui sera le livre de chevet des maîtres-verriers jusqu’à nos jours.

Le vitrail est bien entendu le reflet des connaissances de l’époque : les sujets sont traités avec simplicité, un tracé plutôt byzantin, avec des personnages expressifs, aux silhouettes puissantes, peints sur des verres aux coloris clairs et hardis. Les couleurs sont chargées de symboles : par exemple:

Le violet, pour le deuil, car il illustre la Passion du Christ. Cette couleur est donc réservée à sa robe.

Le Bleu, pour la chasteté et l'innocence, la couleur de la robe de la Vierge Marie. De même, plantant un décor plein de candeur, on remarque que beaucoup de scènes bibliques peintes sur verre, aux XIIe et XIIIe siècles, furent dessinés sur un fond bleu...

Le Vert, couleur de la couronne de Jésus, mais aussi de sa croix, évoque l'humilité. Ce n'est qu'au XVIe siècle, avec le style Renaissance et la recherche de l'hyper-réalité (les scènes dessinées sur les vitraux seront à cette époque, que cette couleur retrouvera sa signification la plus évocatrice : celle de la nature.

Le jaune, depuis les débuts de l'ère chrétienne, évoque la traitrise et du mensonge. C'est la couleur de la robe de Judas qui a trahit Jésus... À une exception près, lorsqu'il devient or, il devient symbole de la lumière céleste, cette lumière qui inonde les vitraux les plus anciens...

Le Rouge, est amour et charité. C'est le sang du sacrifice de Jésus et il appelle au divin par la souffrance et le martyr. Dans l'iconographie du vitrail, on le trouve donc sur la robe de saint Jean...

L’orange n'arrive dans le vitrail qu'à partir de la Renaissance. Mais, comme le jaune, sa signification n'est pas la même selon sa brillance et sa teinte dominante : s'il tire vers le jaune, il évoque le mensonge, s'il ses reflets sont roux, c'est la disgrâce, et s'il tend vers l'or, c'est alors l'union de l'homme et de Dieu.

Quant au gris cendre, il n'est jamais présent sur les vitraux se rapprochant du noir, il a longtemps été considéré comme une non-couleur, il pose donc le trouble et les dualités Bien/Mal, Bon/Mauvais... De plus, visuellement, sans compter qu'il se distingue difficilement des dessins à la grisaille et du sertissage au plomb, c'est une couleur qui a du mal à laisser passer la lumière, voire, elle la filtre.

Au XIIIe siècle, avec le développement du style gothique et ses grandes baies vitrées, c’est l’apogée du vitrail (la Sainte-Chapelle à Paris en est l’exemple le plus éblouissant). Dès 1230, la cathédrale de Chartres se pare de ses 173 verrières, soit plus de 2000 m2.

 On assiste aux premières représentations des donateurs (nobles, souverains, etc.) sous forme de blasons, de scènes d’artisans, plus rarement de portraits.

Au XIVe siècle, chlorure et sulfure d’argent sont introduits dans la technique et permettent d’illuminer cheveux, nimbes et ornements divers. Mais les conditions difficiles de ce siècle (guerres, pestes, famines) débouchent sur une simplification de la composition et, dans la décoration, sur une place plus grande accordée aux éléments d’architecture et aux tissus damassés. Avec la guerre de Cent Ans, on assiste aussi à de nombreuses destructions d’édifices. En Bretagne, il existe peu d’œuvres antérieures au XVe siècle. La technique va poursuivre cependant son évolution : les plombs laminés permettant l’emploi de verres plus minces et de plus grandes dimensions, une nouvelle substance pour peindre sur verre, le Jean Cousin, sorte de sanguine qui traduit bien les carnations de la peau. Fleurs, paysages, animaux, signatures des donateurs, autant de nouveaux éléments qui envahissent les vitraux.

Le XVIe siècle verra le crépuscule du vitrail avec la crise monétaire du milieu du siècle, les guerres de religion. Et ce mépris pour le vitrail se poursuivra dans les deux siècles qui suivront. De plus, près du tiers des verrières anciennes disparaissent dans la tourmente révolutionnaire : le plomb va servir à fondre des balles pour l’armée de la République. Le vitrail souvent porteur d’armoiries apparaît comme symbole de la féodalité. Heureusement, certains vitraux vont être murés à la hâte ou enduits de bouse et de paille échappant ainsi à la destruction.

Au XIXe siècle, à la signature du Concordat en 1801, lorsque les églises sont rendues au culte, on mesure l’ampleur des dégâts. La profession de maître-verrier a disparu du pays. Seules trois couleurs sont alors disponibles en France : le bleu, le jaune et le blanc, les autres sont prélevées sur des vitraux anciens. Il faudra attendre les années 1830 pour voir se mettre en place une véritable industrie du vitrail pour assurer les énormes besoins de restauration et de création. Des maîtres-verriers anglais et hollandais vont fournir leurs secrets et de nouvelles techniques de peinture sur verre apparaissent. C’est également l’époque où le vitrail apparaît dans les édifices publics (restaurants, brasseries, etc.)

Au XXe siècle, la guerre 1914-1918 conduira à de nouvelles destructions et entre les deux guerres apparaît la dalle de verre. Après la Seconde Guerre mondiale souffle un grand renouveau dans l’art sacré et l’on voit surgir de nombreuses œuvres réalisées par des artistes comme Henri Matisse, Georges Rouault, Georges Braque,  Marc Chagall, etc.